A Journey in France – Multi-Topic Quiz #1

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Le Quiz

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George Méliès, le Père du Cinéma Moderne

George Méliès, le Père du Cinéma Moderne

George Méliès, le Père du Cinéma Moderne

Père du cinéma moderne et des effets spéciaux, Georges Méliès a eu une vie en dents de scie, de la gloire initiale à la ruine. La reconnaissance de son talent fut bien tardive, confirmant en cela le vieil adage: nul n’est prophète en son pays!

1) Dessinateur et Prestidigitateur

Né en 1861 à Paris, il sera d’abord dessinateur, avant de se passionner pour la magie et de devenir prestidigitateur.

 En 1888, grâce à l’héritage de son père, un riche industriel de la chaussure (il refusera de travailler dans l’ entreprise familiale), il rachète le théâtre Robert Houdin à Paris, pour y organiser des spectacles de magie.

En 1895, il fait parti des privilégiés qui vivent le moment historique de la première projection d’un film par les frères Lumière. Il décide lui aussi de se lancer dans la création de films, dans lesquels il injectera toutes les idées qu’il a développées à travers le dessin, le théâtre et la magie.

Il s’inscrit dans cette période où la France a inventé et façonné le cinéma, avec les premiers films des frères Lumières, l’invention de l’industrie du cinéma et des studios de production par les frères Pathé.

2) Un créateur prolifique

Jusqu’en 1912, il réalise plus de 520 films à la fois poétiques, fantastiques, mystérieux, naïfs et pleins d’humour : courts métrages de 1 à 20 minutes projetés dans les foires qui émerveillent les spectateurs. Il crée de nouveaux métiers, inconnus jusqu’alors, mais indispensables au cinéma : producteur, réalisateur, scénariste, décorateur, acteur, opérateur, directeur d’acteurs,…

3) Un génie aux multiples facettes

Son génie et sa créativité sont difficile à concevoir, à la hauteur de l’héritage qu’il a laissé au cinéma tel que nous le connaissons. On peut, pêle-mêle, lui attribuer l’invention des effets spéciaux/trucages, du cinéma Fantastique et de Science-fiction, du story-board, la construction du premier studio de cinéma avec décors fabriqués etc… Il invente, plusieurs techniques de trucages, certaines encore très communes aujourd’hui, parmi lesquelles:
  • Décors en trompe-l’œil avec bois peint et coulisses pour faire circuler les acteurs, donnant l’illusion de voir les personnages circuler dans un univers fantastique.
  • Arrêt de la caméra permettant de faire apparaître et disparaître des éléments, donnant l’illusion qu’un personnage se téléporte, qu’un monstre disparait dans une explosion etc…
  • Dessins sur la pellicule, technique du cache et du contre-cache, obturant une partie de l’objectif, permettant ensuite de retourner la même scène en y rajoutant ce que l’on veut, qui lui a notamment permis de se dédoubler a l’écran etc…
Tous ces procédés ont posés les fondations des effets spéciaux, certains utilisés encore aujourd’hui. On peut par exemple en retrouver plusieurs dans les premiers Star Wars.

4) L’homme à la tête en caoutchouc

Dans le célèbre “L’homme à la tête en caoutchouc”, il s’approche de la caméra par à-coups, le corps caché derrière un pan de tissu noir, percé d’un trou par lequel il passe la tête. L’arrêt de caméra permet de modifier des éléments de la scène en superposant deux plans filmés coup sur coup, avec le même cadrage. Le résultat fait sensation a l’époque.

5) Le voyage dans la lune, le premier film de science-fiction au monde

Le chef d’œuvre absolu de Georges Méliès, réalisé en 1902. C’est probablement le film le plus mythique de l’histoire du cinéma, le premier film “fantastique”. Le film est inspiré d’un autre Français, lui aussi pionnier de la science-fiction, dans la littérature cette fois: Jules Verne. Vous pouvez voir le film en intégralité ici:

6) De la gloire à la ruine

Georges Méliès n’entend pas grand chose aux affaires d’argent. En 1925, il est ruiné. Les créanciers le poursuivent. Tous ses films sont vendus à des forains ou détruits. Pour survivre, il accepte le métier de vendeur de jouets à la gare Montparnasse!

7) La reconnaissance…enfin!

Quelques-uns de ses films sortis des greniers furent projetés lors d’un gala en son honneur à la salle Pleyel le 16 décembre 1929. Un triomphe en présence du tout Paris ! En mars 1931, lors d’un banquet de la corporation cinématographique, il est enfin reconnu par la profession, avec Louis Lumière, comme “l’un des deux piliers du cinéma français.” Deux jours plus tard, Charlie Chaplin reçoit la légion d’honneur. Un anglais honoré, l’inventeur français du spectacle cinématographique ignoré ?! La situation est intenable pour le Ministre qui accepte de décorer enfin le cinéaste. Parrainé par Louis Lumière, particulièrement ému, Méliès reçoit la Légion d’Honneur le 22 octobre 1931 lors d’un banquet de 800 convives au Claridge.

8) Un témoignage de sa petite-fille

Dans un livre publié en 1973, sa petite-fille Madeleine Malthête-Méliès, écrit:

Il était si gentil, toujours de bonne humeur, toujours plein d’idées pour se distraire et distraire le monde. Sportif, dynamique, jeune d’allure, foncièrement honnête, très droit, toujours de bonne humeur, il restait dans l’adversité le même homme sage et philosophique. Il n’était pas désenchanté. Ce n’est pas étonnant qu’on découvre aujourd’hui la fraîcheur et l’enchantement de son oeuvre, car il est resté très près de ses rêves et de la poésie de l’enfance. (…)

Mélies était la joie de vivre, la malice au coin des yeux, une pirouette qui efface ce qui peut faire mal

Source:

Georges Méliès, Site officiel

Gab

Le 14 Juillet: La Célébration d’une Imposture!

Le 14 Juillet: La Célébration d’une Imposture!

Le 14 Juillet: La Célébration d’une Imposture!

Les Français savent-ils vraiment ce qu’ils fêtent le 14 Juillet? Savent-ils qu’ils célèbrent une des plus grandes impostures de l’histoire, une journée dominée par la bestialité, le massacre et la profanation?

La Révolution française vient de débuter…

1) Le mensonge des manuels d’histoire

Si vous interrogez les Français, ils vous diront tous (ou à peu près) que le 14 Juillet 1789, le peuple affamé s’est emparé de l’affreuse Bastille, symbole de l’arbitraire des rois qui enfermaient dans des cachots sordides leurs malheureux opposants.

Et ainsi commença la “Révolution” que le monde entier nous envie!

2) De la poudre et des munitions

Il n’y a rien de politique ou de symbolique dans l’attaque de la Bastille. Elle n’a pas pour but de libérer les pauvres prisonniers incarcérés par ordonnance du Roi.

Non, le but est bien plus pragmatique.

Le climat insurrectionnel qui sévit à Paris depuis prés de deux mois aboutit à la création d’une milice bourgeoise.
Pour armer cette troupe, des bandes de manifestants se ruent, au matin du 14 juillet, sur les Invalides où sont entreposés 28000 fusils livrés sans résistance. Il ne manque plus que les munitions.

Or, un arsenal est à portée de main, la Bastille, où reposent 250 barils de poudre.

3) Une vieille forteresse faiblement gardée

La Bastille n’est plus, à l’époque, qu’une vieille forteresse médiévale que Louis XVI envisageait déjà de raser.

Commandée par le gouverneur de Launay, elle est défendue par 32 gardes Suisses et 82 soldats invalides de guerre.

Une défense suffisante pour s’opposer à une populace en armes.
Les épaisses murailles et le pont-levis constituent une solide protection contre les coups de fusil ou de canons.

4) La Bastille n’a pas été “prise”, elle s’est rendue!

11 heures du matin.

Après avoir refusé de livrer les munitions que la foule réclame, le gouverneur de la Bastille, Mr de Launay, reçoit une délégation des assiégeants (ils les convient même à déjeuner) et fait retirer les canons des tours en signe d’apaisement.

17 heures.

L’assaut de la forteresse ayant échoué en dépit de moultes tentatives, le gouverneur demande un capitulation des assaillants.

Il menace, en cas de refus, de faire sauter les réserves de poudre.

Les émeutiers ayant promis qu’aucun mal ne serait fait à la garnison, Mr de Launay décide de faire
abaisser le pont-levis.

On connait la suite…

Le massacre commence

Bastille-piques

La foule se rue aussitôt à l’intérieur de la forteresse. Dans la cohue, des coups de feu sont tirés, le massacre commence. Le gouverneur et plusieurs officiers sont taillés en pièces, des invalides sont pendus, pendant que la Bastille est livrée au pillage.

Le gouverneur de la Bastille a ouvert les portes aux émeutiers. En guise de en remerciement d’avoir voulu négocier, il s’est fait massacrer. Sa tête, coupée à l’aide d’un couteau de cuisine, est promenée au bout d’une pique.

La foule boit même son sang, acte qui va se généraliser durant la Révolution.

La bibliothèque du Lavoisier

La riche bibliothèque de Lavoisier, père de la chimie moderne, est saccagée et mise à feu. Rappelons qu’en 1794 Lavoisier fut guillotiné. Le président du tribunal déclara: “La République n’a pas besoin de savants ni de chimistes”.

Pol Pot ne dira pas autre chose!

5) La Bastille ne comptait que 7 prisonniers!

A la grande surprise de la foule, cette horrible prison où, selon la rumeur, on enfermait et torturait les opposants aux Rois de France, n’hébergeait ce jour-là que 7 prisonniers: 4 faussaires, 1 libertin et deux fous.

Et comble d’ironie, aucun d’eux n’avait été “embastillé” sur ordre royal!

Pour la petite histoire, ces prisonniers ne goûteront pas longtemps leur liberté. Ils furent à nouveau incarcérés quelques jours plus tard!

Cette prison était si terrible que les portes des cellules n’étaient pas fermées (les prisonniers allaient et venaient à leur guise) et que on pouvait y amener son mobilier et ses domestiques!

6) Le 14 Juillet ne célèbre pas le jour de la “prise” de la Bastille!

En principe, et on l’ignore souvent, le 14 juillet commémore la fête de la Fédération, qui eut lieu à Paris le 14 juillet 1790, symbolisant l’union du peuple français.

fete-federation 

Un évènement tombé dans l’oubli

La commémoration de l’attaque de la Bastille ne se perpétua pas et tomba même dans l’oubli sous les régimes qui se succédèrent.

Si la fête de la Fédération célèbre en 1790 le premier anniversaire de la prise de la Bastille, ce n’est que la IIIe République, en 1880, qui choisira cette date comme fête nationale, car sans doute moins sordide et sanglante que celle du même jour de 1789.

Pourtant, dans l’imaginaire collectif, c’est bien à la prise de la Bastille elle-même que la fête nationale est associée.

Les Anglo-Saxons ne parlent-ils pas de la fête nationale comme du “Bastille Day”!

6) Le témoignage de Chateaubriand

En 1821, François-René de Chateaubriand écrit dans ses Mémoires d’outre-tombe (publiés en 1848) au sujet du 14 juillet 1789 :

Prise de la Bastille. J’assistai, comme spectateur, à cet assaut contre quelques Invalides et un timide gouverneur. Si l’on eût tenu les portes fermées, jamais le peuple ne fût entré dans la forteresse.

Je vis tirer deux ou trois coups de canon, non par les Invalides, mais par des Gardes-Françaises, déjà montés sur les tours.

De Launay, arraché de sa cachette, après avoir subi mille outrages, est assommé sur les marches de l’Hôtel de Ville ; le prévôt des marchands, Flesselles, a la tête cassée d’un coup de pistolet : c’est ce spectacle que les béats sans cœur trouvaient si beau.

6) Un geste lourd de conséquences

Avec des “si” on mettrait Paris en bouteille et probablement le monde entier. On est toutefois en droit de se poser la question.

Si De Launay n’avait pas fait baisser le pont-levis, s’il ne s’était pas rendu, la Bastille aurait-elle était prise?

On peut en douter.

La Révolution aurait- elle eu lieu? Sans doute pas dans la forme que nous connaissons.

Les révolutions communistes de Russie et de Chine auraient-elle vu le jour? Des tyrans comme Lénine, Staline, Hitler, Pol Pott, Fidel Castro auraient-ils pu faire massacrer des centaines de millions d’individus?

Probablement pas.

En baissant le pont-levis de la Bastille en ce jour du 14 Juillet, De Launay a initié un processus qui allait mettre le monde à feu et à sang.

Il continue de brûler et saigner aujourd’hui encore…

Sources:

Le Parisien  /France-Pittoresque /Jésus-Christ en France /Le Livre Noir de la Révolution

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La description du meurtre de la Princesse de Lamballe et de la profanation de sa dépouille est difficilement supportable. Elle soulève le cœur et détruit l’âme, mais dépeint parfaitement la bestialité de la populace révolutionnaire.

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A votre avis, la prise de la Bastille devrait-elle être commémorée en tant que fête nationale?