George Méliès, le Père du Cinéma Moderne

George Méliès, le Père du Cinéma Moderne

George Méliès, le Père du Cinéma Moderne

Père du cinéma moderne et des effets spéciaux, Georges Méliès a eu une vie en dents de scie, de la gloire initiale à la ruine. La reconnaissance de son talent fut bien tardive, confirmant en cela le vieil adage: nul n’est prophète en son pays!

1) Dessinateur et Prestidigitateur

Né en 1861 à Paris, il sera d’abord dessinateur, avant de se passionner pour la magie et de devenir prestidigitateur.

 En 1888, grâce à l’héritage de son père, un riche industriel de la chaussure (il refusera de travailler dans l’ entreprise familiale), il rachète le théâtre Robert Houdin à Paris, pour y organiser des spectacles de magie.

En 1895, il fait parti des privilégiés qui vivent le moment historique de la première projection d’un film par les frères Lumière. Il décide lui aussi de se lancer dans la création de films, dans lesquels il injectera toutes les idées qu’il a développées à travers le dessin, le théâtre et la magie.

Il s’inscrit dans cette période où la France a inventé et façonné le cinéma, avec les premiers films des frères Lumières, l’invention de l’industrie du cinéma et des studios de production par les frères Pathé.

2) Un créateur prolifique

Jusqu’en 1912, il réalise plus de 520 films à la fois poétiques, fantastiques, mystérieux, naïfs et pleins d’humour : courts métrages de 1 à 20 minutes projetés dans les foires qui émerveillent les spectateurs. Il crée de nouveaux métiers, inconnus jusqu’alors, mais indispensables au cinéma : producteur, réalisateur, scénariste, décorateur, acteur, opérateur, directeur d’acteurs,…

3) Un génie aux multiples facettes

Son génie et sa créativité sont difficile à concevoir, à la hauteur de l’héritage qu’il a laissé au cinéma tel que nous le connaissons. On peut, pêle-mêle, lui attribuer l’invention des effets spéciaux/trucages, du cinéma Fantastique et de Science-fiction, du story-board, la construction du premier studio de cinéma avec décors fabriqués etc… Il invente, plusieurs techniques de trucages, certaines encore très communes aujourd’hui, parmi lesquelles:
  • Décors en trompe-l’œil avec bois peint et coulisses pour faire circuler les acteurs, donnant l’illusion de voir les personnages circuler dans un univers fantastique.
  • Arrêt de la caméra permettant de faire apparaître et disparaître des éléments, donnant l’illusion qu’un personnage se téléporte, qu’un monstre disparait dans une explosion etc…
  • Dessins sur la pellicule, technique du cache et du contre-cache, obturant une partie de l’objectif, permettant ensuite de retourner la même scène en y rajoutant ce que l’on veut, qui lui a notamment permis de se dédoubler a l’écran etc…
Tous ces procédés ont posés les fondations des effets spéciaux, certains utilisés encore aujourd’hui. On peut par exemple en retrouver plusieurs dans les premiers Star Wars.

4) L’homme à la tête en caoutchouc

Dans le célèbre “L’homme à la tête en caoutchouc”, il s’approche de la caméra par à-coups, le corps caché derrière un pan de tissu noir, percé d’un trou par lequel il passe la tête. L’arrêt de caméra permet de modifier des éléments de la scène en superposant deux plans filmés coup sur coup, avec le même cadrage. Le résultat fait sensation a l’époque.

5) Le voyage dans la lune, le premier film de science-fiction au monde

Le chef d’œuvre absolu de Georges Méliès, réalisé en 1902. C’est probablement le film le plus mythique de l’histoire du cinéma, le premier film “fantastique”. Le film est inspiré d’un autre Français, lui aussi pionnier de la science-fiction, dans la littérature cette fois: Jules Verne. Vous pouvez voir le film en intégralité ici:

6) De la gloire à la ruine

Georges Méliès n’entend pas grand chose aux affaires d’argent. En 1925, il est ruiné. Les créanciers le poursuivent. Tous ses films sont vendus à des forains ou détruits. Pour survivre, il accepte le métier de vendeur de jouets à la gare Montparnasse!

7) La reconnaissance…enfin!

Quelques-uns de ses films sortis des greniers furent projetés lors d’un gala en son honneur à la salle Pleyel le 16 décembre 1929. Un triomphe en présence du tout Paris ! En mars 1931, lors d’un banquet de la corporation cinématographique, il est enfin reconnu par la profession, avec Louis Lumière, comme “l’un des deux piliers du cinéma français.” Deux jours plus tard, Charlie Chaplin reçoit la légion d’honneur. Un anglais honoré, l’inventeur français du spectacle cinématographique ignoré ?! La situation est intenable pour le Ministre qui accepte de décorer enfin le cinéaste. Parrainé par Louis Lumière, particulièrement ému, Méliès reçoit la Légion d’Honneur le 22 octobre 1931 lors d’un banquet de 800 convives au Claridge.

8) Un témoignage de sa petite-fille

Dans un livre publié en 1973, sa petite-fille Madeleine Malthête-Méliès, écrit:

Il était si gentil, toujours de bonne humeur, toujours plein d’idées pour se distraire et distraire le monde. Sportif, dynamique, jeune d’allure, foncièrement honnête, très droit, toujours de bonne humeur, il restait dans l’adversité le même homme sage et philosophique. Il n’était pas désenchanté. Ce n’est pas étonnant qu’on découvre aujourd’hui la fraîcheur et l’enchantement de son oeuvre, car il est resté très près de ses rêves et de la poésie de l’enfance. (…)

Mélies était la joie de vivre, la malice au coin des yeux, une pirouette qui efface ce qui peut faire mal

Source:

Georges Méliès, Site officiel

Gab

Le Maillot Jaune du Tour de France

Le Maillot Jaune du Tour de France

Le Maillot Jaune du Tour de France

1) Le maillot le plus célèbre du monde

Le maillot jaune est le maillot porté par le leader de classement général du tour de France.

C’est sans doute le maillot le plus célèbre du monde.

Le Tour de France a vu le jour le 19 janvier 1903 dans un contexte de fort développement du sport cycliste.

La course était organisée par le journal L’Auto, dirigé à l’époque par Henri Desgrange. Le but était de doper les ventes du quotidien…

2)Pourquoi la couleur jaune?

En 1919, Alphonse Baugé, ancien coureur cycliste et collaborateur du Tour de France, suggère à Henri Desgrange, l’organisateur du tour, de faire porter au premier du classement général un maillot jaune afin que le public le reconnaisse plus facilement.

Baugé aurez choisi le jaune tout simplement car c’est la couleur du maillot qu’il portait lorsqu’il était coureur. Il se peut également que ce soit Henri Desgrange qui ait choisi le jaune car les pages du journal fondateur et organisateur, L’Auto, était imprimées sur du papier jaune, ou tout simplement il est possible que ce soit parce que le jaune est l’une des couleurs les plus voyantes qui soit.

C’est en tout cas au départ de la onzième étape, le 19 juillet 1919 qu’ Eugène Christophe, leader du classement général, revêt pour la première fois officiellement le maillot jaune.

3) Les laines Sofil, premier sponsor

En 1948, la marque Laines Sofil décide de sponsoriser le porteur du maillot jaune en lui offrant une rente quotidienne de dix mille francs.

Depuis, diverses marques ont sponsorisé le maillot jaune, et en 1970, le sponsor officiel le tour de France voit son nom apparaître sur le maillot jaune. Ce maillot fut reprit pour caractériser le premier du classement général sur d’autres courses cyclistes, comme encore aujourd’hui, le Tour de Suisse ou le Tour du Portugal.

4) Eddie Merckx, le roi du jaune!

Le belge Eddie Merckx a enfilé 111 fois le maillot jaune et l’a conservé le plus longtemps.

Il possède toujours le record de détention avec 96 jours!

Bernard Hinault l’a porté 79 jours ; Miguel Indurain, 60 ; Chris Froome, 59 ; et Jacques Anquetil, 51.

5) 271 (-5) porteurs du maillot jaune

Depuis le 19 juillet 1919, quand Eugène Christophe l’endossa pour la première fois à Grenoble, ils sont 271 coureurs à avoir porté le maillot jaune (auxquels il faut retrancher cinq d’entre eux : Lance Armstrong, Floyd Landis, George Hincapie, David Zabriskie et Stefan Schumacher, rayés des palmarès).

6) Enseveli avec le maillot jaune

Eugène Christophe fut le premier maillot jaune, mais roi des poissards, il ne gagna jamais le tour!

A sa mort en 1970, c’est avec un maillot jaune offert bien plus tard dans les années 1950 par Jacques Goddet qu’il a demandé à être enseveli.

Petit Sondage

Ces 4 coureurs ont remporté 5 fois le Tour. Quel est votre préféré?

L’Origine du Drapeau Français

L’Origine du Drapeau Français

L’Origine du Drapeau Français

C’est officiellement sous la Révolution française que le drapeau tricolore est né grâce à la réunion du blanc, la couleur des armées royales, et du bleu et du rouge les couleurs de la ville de Paris.

La Fayette propose la cocarde tricolore

En 1789, ce serait le Marquis de La Fayette qui après la prise de la bastille aurait proposé au roi de réunir les trois couleurs, un signe de réconciliation entre le peuple et le roi.

Devenu chef de la Garde nationale le 31 juillet 1789, La Fayette aurait officialisé la cocarde tricolore en la remettant solennellement à la municipalité de Paris avec ces belles paroles : « Je vous apporte une cocarde qui fera le tour du monde ».

C’est en 1790 que le drapeau commence à remplacer la cocarde, notamment sur les navires français pour les reconnaître à l’horizon.

Le 15 février 1794, à Paris, l’assemblée de la Convention impose les couleurs bleu-blanc-rouge sur les bateaux battant pavillon français. Le peintre Louis David, consulté, suggère pour des raisons d’esthétisme que le bleu soit fixé à la hampe.

Ces règles destinées aux pavillons des navires s’appliquent dans la foulée à l’ensemble des drapeaux de la Nation.

De retour au blanc!

Mais son histoire n’allait pas s’arrêter là. Avec le retour de la monarchie en 1815, le drapeau redevient blanc jusqu’en 1830.

Rappelez vous c’est la couleur des armées du roi.

La nation reprend ensuite des couleurs entre les mains des républicains mais il est de nouveau menacé par les insurgés de la révolution de 1848 qui préfèreraient la couleur rouge.

Lamartine sauve le drapeau tricolore

C’est le poète Lamartine qui aurait défendu corps et âme l’emblème tricolore et aurait sauvé le drapeau français. Il aurait même déclaré la France et le drapeau tricolore c’est une même pensée, un même prestige, une même terreur au besoin pour nos ennemis.

Aux insurgés qui voulaient restaurer le drapeau rouge, il répondit:

“…le drapeau rouge, que vous-même rapportez, n’a jamais fait que le tour du Champ-de-Mars, traîné dans le sang du peuple en 1791 et 1793, et le drapeau tricolore a fait le tour du monde avec le nom, la gloire et la liberté de la patrie”.

Depuis cette date le drapeau français n’a plus changé. En 1958 il est même inscrit dans l’article deux de la constitution. (source)

L’art de plier le drapeau français chez les légionnaires

La signification des couleurs

Rouge comme le sang de Saint-Denis

L’oriflamme du saint, rouge du sang du martyr, était brandie par les rois de France dans les heures de grand péril.

La tradition sera reprise par les révolutionnaires parisiens insurgés contre le roi, de sorte que le drapeau rouge deviendra aux XIXe et XXe siècles le symbole mondial des luttes révolutionnaires et ouvrières… jusqu’à être adopté par plusieurs États communistes dont la Chine !

Quand on vous dit que la Révolution est la mère de toutes les révolutions communistes et de leurs commanditaires: Lénine, Staline, Mao, Pol Pot, etc.

Blanc, la couleur des chefs de guerre

En 1188, au moment de partir en croisade, le roi Philippe Auguste arbore une bannière blanche avec une croix de Saint-Georges rouge. Le blanc est ainsi associé à la monarchie et à la guerre.

Bleu, de la Vierge aux bourgeois

Le bleu est associé à la Vierge et à son manteau. Mais on le repère aussi dans les couleurs des bourgeois de Paris, en association avec le rouge.

Les étonnants secrets du drapeau français

Le saviez-vous?

  • La taille des couleurs du drapeau est réglementée:

Bleu: 48 cm
Blanc: 50 cm
Rouge: 52 cm

Pour une longueur totale de 150cm

  • La plupart des drapeaux français sont fabriqués en…Asie!
  • L’étude des drapeaux et des pavillons s’appelle la vexillologie (de vexillum, le nom de l’étendard des armées romaines).

Notre petit sondage

Le 14 Juillet faites-vous flotter un drapeau tricolore à votre balcon?

L’ Insondable Médiocrité de la Chanson Française Actuelle

L’ Insondable Médiocrité de la Chanson Française Actuelle

L’ Insondable Médiocrité de la Chanson Française Actuelle

C’est sans doute l’un des articles plus déprimant qu’il m’ait été donné d’écrire car j’aime la musique.

Bien entendu j’ai eu de la chance. J’ai grandi à une époque qui a produit une des meilleures musiques du monde moderne.
Je parle bien entendu de la période allant des années 60 aux années 80.

Vivant aux Etats-Unis depuis maintenant près de vingt ans j’ai , je dois bien l’avouer, complètement perdu contact avec la variété française.

Le début de la fin

Pour être tout à fait honnête, mon désintérêt pour la chanson moderne ne date pas des années 2000.

Depuis les années 90, rien de vraiment folichon n’a été produit que ce soit en France ou dans le reste du monde.

Il y a toujours ici ou là quelques bons artistes et quelques bonnes chansons mais force est de constater que le moule est cassé. Les années de gloire sont derrière nous.

La curiosité l’emportant, j’ai voulu savoir ce qu’il était advenu de la chanson française.

J’ai d’abord entrepris une recherche rapide des chanteurs/chanteuses des années 90.

J’ai retrouvé des noms pour moi sans intérêt comme Florent Pagny, Patrick Bruel, Mylène Farmer ou Lââm qui venaient conforter mon jugement sur le déclin et la paupérisation de la “pop” de ces années 90.

A cette période, les plus grands comme Francis Cabrel ou Alain souchon produisent encore de bonnes chansons, mais la fin de carrière est proche.

Le saut dans l’inconnu

Puis j’en viens à mes recherches sur la chanson des années 2000 et là, je plonge dans l’inconnu.

Ou plutôt devrais-je dire dans un gouffre sans fond car la médiocrité de ce que je vais mettre à jour est insondable.

Pratiquement aucune chanson, aucun nom ne me sont familiers. Ces noms n’évoquent rien en dehors de quelques uns rendus célèbres grâce à celui de leurs papas, comme Higelin ou Chedid.

Je prends quelque noms au hasard et me mets en devoir (c’est le mot!) d’écouter leur “hits” les plus connus, sur YouTube en particulier.

Le constat est accablant. Rien ne résonne, rien accroche. L’indigence de ces chansons est absolue, la vacuité totale.

Les compositions sont médiocres, les paroles totalement ineptes et l’interprétation le plus souvent plate et sans talent.

L’intonation a bien souvent une consonnance bizarre qui me fait parfois de douter de l’origine de la langue dans laquelle ces jeunes gens tentent de s’exprimer.

N’ arrivant à rien, je décide de me demander autour de moi.

Mes enfants, ayant grandi aux Etats-Unis, partagent mon ignorance.
Je me tourne vers d’autres sources, en particulier les différents réseaux sociaux qu’il m’arrive de fréquenter.

Le triste constat

On me livre alors quelques noms qui vont constituer un aréopage bigarré de jeunes chanteuses et chanteurs “français”.

On me conseille les “artistes” suivants: Cécile Corbel, Luc Abrogast, Angèle, Pomme, Ritès, Jain et aussi Barbara Parvi vient de finir à la deuxième place du concours de l’Eurovision.

Je m’attèle à la tâche d’écouter les succès de ces différents interprètes et je dois bien avouer que cette expérience s’apparente rapidement à un pensum, et pour certains morceaux à une véritable séance de torture auditive.

C’est toujours la même chanson si vous me passez l’expression. La mélodie est insipide, les paroles ridicules et l’interprétation bien souvent affligeante.

On me conseille alors d’écouter sans plus tarder une certaine Juliette Armanet, que l’on qualifie de “nouvelle Véronique Sanson”. Rien de moins.
Je m’exécute donc et quelle n’est pas ma déception. Voix de tête, mélodie insipide, texte d’une infinie platitude.
Véronique peut dormir sur ses deux oreilles. Son règne n’est en rien menacé.

Le calice jusqu’à la lie!

Je vous laisse découvrir le top 10 des succès “français” de 2021, selon Spotify. Vous en conviendrez, cette liste se passe de commentaire…

A retenir malgré tout

Dans cette cour des miracles de la chanson française, j’ai retenu une artiste: Nowlen Leroy, bretonne comme son prénom l’indique (mais ce n’est pas l’unique raison de mon choix!) .

Sa voix est agréable, de même que sa plastique, et ses textes sont audibles. Elle ne ferait toutefois pas partie de ma sélection “île déserte”. Je parle de sa musique, cela s’entend!

J’ajouterais toutefois d’autres noms:

Hélène Ségara. J’aime sa voix, surtout quant elle chante en italien. Sa version de “Il mio refugio”, la chanson du film Tandem (un des mes films français préférés) est excellente. Ce n’est pas Cocciante, mais ce n’est pas mal du tout.
Léa Dessandre, artiste lyrique mezzo-soprano. Jeune et talentueuse. Mais qui écoute encore du “classique”?
Typh Barrow, qui en fait ne devrait pas figurer dans cette liste. Typh est en effet d’origine belge et chante…en anglais! A découvrir cependant.

Chanteurs et chanteuses francophones préférés des Français.

Publié en 2015, ce sondage prouvent que les Français restent attachés au passé, et on peut les comprendre.

Que Brel, Brassens et Piaf soient encore à ce point populaires est rassurant et quelque peu surprenant.

Source

Conclusion

Après ce court tour d’horizon de la chanson française moderne, le verdict est simple et accablant: un véritable désastre!

A quelques exceptions près, les interprètes n’ont ni talent ni charisme, les mélodies sont insipides et les paroles ineptes, quand il ne s’agit pas d’un galimatias proféré dans une langue incompréhensible.

N’hésitez pas à me contredire et offrir votre point de vue. J’aimerais vraiment avoir tort…

Le saviez-vous?

Jean-Jacques Goldman, le chanteur préféré des Français si on en croit les sondages, a démarré sa carrière au sein du groupe Taï Phong, fondé par deux frères vietnamiens. Il chantait alors exclusivement en anglais.

Leur premier album, “Taï Phong”, paru en 1975 était pour le moins excellent. Une chanson en particulier, Sister Jane, connaitra un succès international. Je vous la laisse écouter.

Vous noterez au passage l’énorme bourde de la présentatrice Danièle Gilbert qui parle d’un groupe…japonais! C’est vrai qu’ils se ressemblent tous, n’est-ce pas Danièle?

Notre petit sondage

Quelle note de 0 à 5 donneriez-vous à la chanson française actuelle?

Le Mont St Michel: Breton ou Normand?

Le Mont St Michel: Breton ou Normand?

Le Mont St Michel: Breton ou Normand?

La “Merveille de l’Occident”, ou simplement “La Merveille”, comme on se doit d’appeler le Mont St Michel, est au cœur d’une vive polémique depuis un millénaire.

La question est en effet de savoir si le Mont St Michel se situe en Bretagne ou en Normandie.

Le débat fait toujours rage, sauf si vous êtes breton ou normand, auquel cas la réponse est évidente!

Ecoutez plutôt:

Alors Breton ou Normand?

“Le Couesnon, dans sa folie, a mis le Mont en Normandie”.

Un bien joli proverbe qui, en tant que breton, m’agaçait prodigieusement dans mes jeunes années. Je lui en voulais à ce Couesnon de nous avoir trahis!

La messe est dite, pensais-je alors. Mais qu’en est-il exactement?

Le saviez-vous?

  • La première église dédiée à l’archange saint Michel sur le Mont aurait été entreprise en 708 par Aubert, évêque d’Avranches.
  • L’abbaye bénédictine du Mont-Saint-Michel a été officiellement fondée en 966
  • L’abbaye s’illustre dans l’étude et la copie de manuscrits : 14 000 sont encore conservés dans le beau musée du Scriptorial d’Avranches !
  • Un moine d’origine grecque, qui vit au monastère de 1127 à sa mort, vers 1150, en profite pour traduire l’essentiel de l’œuvre d’Aristote du grec au latin!
  • En 2001, le Mont a renoué avec ses origines monastiques avec l’installation de frères et sœurs des Fraternités monastiques de Jérusalem dans l’ancien logis abbatial.
  • La Merveille est l’un des site les plus visités d’Europe avec près de 3 millions de visiteurs par an.

Robocop au Mont St Michel?

Notre petit sondage

Alors, selon vous, le Mont St Michel est-il breton ou normand?

Brest: métropole océane entre tradition et modernité

Brest: métropole océane entre tradition et modernité

Brest: métropole océane entre tradition et modernité

Une brève histoire de Brest

Ouverte sur le grand large atlantique, la ville de Brest offre un visage contrasté, fruit d’une histoire à la fois tourmentée et riche en rebondissements.

Les historiens font remonter à l’époque romaine les premiers fondements de l’actuel château fort édifié par les comtes de Léon à partir du IXème siècle. Aujourd’hui encore, la forteresse médiévale domine la ville et surplombe la Penfeld, rivière qui scinde la ville en deux entités bien distinctes : « Brest-même » et Recouvrance.

Le vieux Brest

L’importance maritime de Brest ne prend cependant son essor qu’avec la création en 1686 par le Cardinal de Richelieu d’un port militaire destiné à abriter une marine puissante.

Il s’agit alors de mieux contrôler les mers et de contrer les velléités stratégiques de l’Angleterre. A l’époque, on se souvient encore de l’occupation de la ville par les Anglais, profitant de la guerre de succession de Bretagne pour investir la place au XIVe siècle.

Brest ne sera rendue aux ducs de Bretagne qu’en 1397. Sous le règne de Louis XIV, l’ingénieur Vauban poursuit la fortification de Brest et la ville devient le premier port de guerre français.

Brest connait alors une renommée internationale. Le port du Ponant accueille en 1686, trois ambassadeurs du roi de Siam venus rendre visite à Louis XIV et porteurs d’une lettre rédigée par le roi Naraï. Ce dernier veut faire de son royaume un partenaire commercial privilégié de la France et s’assurer de son soutien militaire.

En hommage à cet événement, la rue principale de Brest sera dénommée rue de Siam en 1742. Depuis lors Brest et sa rue de Siam seront indissociables et sources d’inspiration poétique comme immortalisé dans le poème de Jacques Prévert chanté par Barbara (« Rappelle-toi Barbara, il pleuvait sur Brest ce jour-là »).

Des liens puissants et anciens avec les Etats-Unis

C’est au 18ème siècle que se tissent les premiers liens entre Brest et les révolutionnaires américains. Ainsi, lors de la guerre d’indépendance américaine, les escadres françaises sous le commandement du comte de Grasse appareillent de Brest.

Ce soutien culminera lors des victoires de la Chesapeake Bay et de la bataille décisive de Yorktown où s’illustreront en 1781 les insurgés américains et les troupes françaises du général de Rochambeau.

Pour Brest, le 20ème siècle sera successivement tragique et porteur de renaissance. Durant le premier conflit mondial, plus de 700.000 soldats américains débarquent à Brest à l’automne 1917.

Un campement gigantesque abrite les préparatifs des combattants sur un site dédié dans le quartier de Pontanézen. L’année suivante, le président Woodrow Wilson débarque du bâtiment USS Georges Washington, pour se rendre à la conférence de la paix.

Soldats américains à Brest en Novembre 1917

Dans la France occupée, les Allemands décideront en 1940 pour le plus grand malheur de Brest d’y construire une base sous-marine.

Les bombardements alliés qui s’ensuivront en 1944 vont anéantir la quasi-totalité de la ville historique. La reconstruction prendra plus de 15 ans et au début des années soixante, de nombreux Brestois vivaient encore dans des baraquements provisoires.

Il faut aussi noter que le monument à la mémoire des combattants des forces navales des États-Unis inauguré en août 1937 et détruit par les Allemands le 4 juillet 1941 sera reconstruit en granit rose en 1958

Le monument américain sur le cours Dajot

Construite dans les années 1930, l’ancienne école navale parfois surnommée « Versailles brestois » fera elle aussi l’objet d’une restauration réussie. Elle accueille aujourd’hui un centre d’instruction navale.

Le Centre d’Instruction Navale de Brest

Brest aujourd’hui

Sans rien oublier de son passé, Brest a su se tourner résolument vers l’avenir. C’est aujourd’hui une ville étudiante très dynamique et de nombreuses initiatives continuent de la faire rayonner bien au-delà de la Bretagne.

Brest a ainsi noué près d’une douzaine de jumelages avec de grandes villes et en particulier avec la ville de Denver au Colorado qui a témoigné de son amitié en apportant, dès 1948, une grande assistance à la ville dévastée.

La création en 1992 du rassemblement international des Grands Voiliers illustre la volonté de la cité du Ponant de jouer pleinement de ses atouts maritimes et de sa magnifique rade.

Ces événements donnent aux Brestois l’occasion d’accueillir des marins du monde entier et d’investir les bords de la Penfeld dans le port militaire, lieux d’ordinaire interdits. Des voiliers célèbres y participent tels L’Hermione du nom de la frégate (reconstruite de 1997 à 2014 à l’identique).

Ce navire avait ramené à Brest le marquis de La Fayette au retour de son épopée américaine.

Brest-Rue de Siam

La rue de Siam

De plus, la ville poursuit son évolution. Elle parvient peu à peu à grignoter l’emprise territoriale de la marine militaire. C’est ainsi que les anciens ateliers du plateau des Capucins ont été rétrocédés par l’Etat à la ville et sont devenus un pôle majeur de la vie culturelle à Brest.

La mise en place en 2016 d’un téléphérique qui enjambe la Penfeld contribue également à réduire la fracture existante entre les deux rives de la ville.

A propos de notre auteur

Gérard Déjoué

Gérard Déjoué

Gérard passe sa jeunesses à Brest d’où il rejoint la Marine Nationale qu’il sert pendant près de 30 ans.
Il quitte la Marine avec le grade de Capitaine de Vaisseau puis devient administrateur du Conseil des Ministres de l’Union européenne, plus particulièrement chargé des affaires africaines.

Actuellement en retraite, Gérard partage sa vie entre Brest, Nice et Vienne.

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