La Mort de la Princesse de Lamballe
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Attention, âmes sensibles s’abstenir.

La description du meurtre de la Princesse de Lamballe et de la profanation de sa dépouille est difficilement supportable. Elle soulève le cœur et détruit l’âme, mais dépeint parfaitement la bestialité des “révolutionnaires” .

Ce sont ces actes ignobles, infâmes, immondes que la France s’apprête à célébrer le 14 Juillet.

Gardons tous en mémoire ce qu’a vraiment été la “Révolution”, et rappelons-nous que l’histoire a bien souvent tendance à se répéter…

Illustration: “La mort de la princesse de Lamballe”, huile sur toile, 1908. Par Léon Eugène Maxime Faivre.

“Jugée”par la Commune!

 

La mort de la princesse de Lamballe, le 3 septembre 1792, est un effroyable exemple des horreurs commises pendant la révolution.

Arrêtée après la prise des Tuileries, elle est amenée devant des membres du comité de surveillance de la Commune du 10 août, ceints de leur écharpe, qui jugent les détenus à la chaîne, avant de les égorger.

On lui ordonne:
– Jurez la liberté, l’égalité, la haine du roi, de la reine et de la royauté.
Elle répond:
– Je jurerai facilement les deux premiers, je ne puis jurer le dernier, il n’est pas dans mon coeur.
le juge prononce la phrase : « Qu’on élargisse madame. »

Relâchée, elle est attendue dehors par une foule hystérique, regroupée devant un tas de cadavres de condamnés déjà exécutés. Son supplice donna lieu à une profusion de témoignages, très largement diffusés à l’époque et jusqu’à aujourd’hui, tant parmi les révolutionnaires que dans les milieux royalistes et contre-révolutionnaires. Ils décrivent ainsi la scène:

“Aussitôt, un garçon perruquier ivre tente de lui enlever son bonnet à la pointe de son sabre. Il fend le front de la malheureuse, qui s’effondre en sang. Deux hommes la saisissent sous les bras pour l’obliger à marcher sur les cadavres. Un certain Charlat, tambour de son état, lui porte un terrible coup de bûche à la tête qui l’étend raide. De multiples coups de pique l’achèvent.

Le nègre Delorme, ramené de Saint-Domingue par Fournier l’Américain, s’empare du cadavre pour le déshabiller et éponger le sang afin d’en faire admirer la blancheur aristocratique. Ses doigts violent la morte. Il est hilare.

Un garçon boucher nommé Allaigre s’empare de la tête de la princesse, qu’il sectionne avec un long couteau de boucher. On plante la tête sur une pique et on la transporte dans les rues de la ville. Plus tard, on forcera un coiffeur à friser et à poudrer ses longs cheveux blonds, pour que “Marie-Antoinette puisse la reconnaitre”.

Pendant ce temps, on continue de profaner le corps dénudé de la princesse. Le même Charlat lui ouvrit la poitrine et lui arracha le cœur, qu’il plaça au bout de son sabre. “

Le cortège ira parader avec sa tête sous les fenêtres de Louis XVI et Marie-Antoinette, ainsi que sous celles du duc d’Orléans, son beau-frère. Ce qu’il reste de son corps sera finalement abandonné sur un tas de cadavres, dans un chantier de construction, vers le Châtelet.

Dans son « Paris pendant la Révolution (1789-1798) ou le Nouveau Paris », Louis-Sébastien Mercier décrit ce détail horrible du supplice post-mortem de la princesse de Lamballe :

“Lorsque les assassins se furent partagé les morceaux sanglants de son corps, l’un de ces monstres lui coupa la partie virginale et s’en fit des moustaches, en présence des spectateurs saisis d’horreur et d’épouvante.”

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